Digital Factory : une fausse bonne idée pour la transformation digitale

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Développer une culture numérique pourrait être le problème le plus difficile pour les entreprises. Au premiers abords, une « digital factory » semble un moyen de le résoudre.

Une digital factory rassemble les compétences, les processus et les données nécessaires pour produire des rendements de haute qualité. Elle modélise une nouvelle façon de travailler pour développer de nouveaux produits, qui sont ensuite introduits et intégrés dans toute l’entreprise.

Le fonctionnement est défini par un ensemble de directives et méthodologies qui définissent les livrables, et les processus de travail requis, tels que les décisions qui peuvent être prises par les managers digitaux, et celles qui nécessitent d’aller plus haut dans la hiérarchie. L’objectif est de trouver un équilibre entre la structure requise pour transformer une grande entreprise, et la flexibilité requise pour un monde numérique en rapide évolution.

L’approche de la digital factory permet aux grandes entreprises d'incuber une nouvelle culture numérique et un nouveau modèle d'exploitation tout en permettant à l'ensemble de l'entreprise de toucher et de ressentir le changement, et de voir la puissance d'une nouvelle façon de travailler.

McKinsey Digital

Introduire une nouvelle façon de travailler et intégrer de nouveaux produits dans l’entreprise existante – qui à leur tour obligent les gens à adopter de nouvelles façons de travailler – est un effort important pour changer la culture de toute l’organisation.

Une bonne idée... en théorie

En théorie, la digital factory devrait attirer les meilleurs talents grâce à l’innovation et la créativité, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise.

Cependant, il est très difficile de bien lancer et maintenir sa digital factory. Sans compter le fait que le risque et la responsabilité sont transférés en interne, et que le coût global d’un projet perd en précision (comparé à un devis d’un prestataire), beaucoup de problèmes d’organisation et de management peuvent rapidement remonter à la surface.

Toute l’organisation doit être réfléchie. Comment le reste de l’entreprise va-t-il s’adapter à travailler avec la digital factory ? À quels directeurs les managers digitaux de la factory répondront-ils ? Le DSI ? Le Directeur Marketing ? Le Directeur Digital ? Quelles seront les perspectives du personnel à l’intérieur de cette « entreprise dans l’entreprise » ?

Le plus gros problème, malgré toutes ces promesses de créativité et d’innovation, est lié au recrutement. Comme Total le montre à l’ouverture de sa digital factory sur Paris, il leur est nécessaire de passer par un partenaire pour fournir le gros des équipes. Le manque d’intérêt de la part des « créatifs digitaux » pour intégrer une organisation aussi structurée rend la création des équipes bien compliquée.

Et vous, que pensez-vous de ces digital factories ?

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